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lundi 27 octobre 2014

Le Paper stretcher

Le "Paper Stretcher", qu'est-ce que c'est? me direz-vous.
Il s'agit juste d'une merveille permettant d'étirer son papier dessin (humide) sur une planche en bois de manière rapide et efficace. Ensuite on laisse sécher. On peut alors travailler dessus avec des tonnes d'eau sans qu'il gondole.
A Saint Luc, on tendait la feuille à dessin mouillée sur une planche en bois aggloméré et on l'accrochait avec des punaises ou des agrafes. C'était pénible et les pouces le sentaient à force de pousser sur les punaises.
Depuis quelques années j'ai découvert le "Paper Stretcher" inventé par Ken Bromley et qu'on peut acheter sur son site http://www.artsupplies.co.uk/item-perfect-paper-stretcher.htm
Regardez la vidéo pour voir la simplicité de la méthode.


Je viens de finir deux illustrations en utilisant ce magnifique outil... Et le papier est resté super plat. Décrocher le papier est ensuite super facile.



vendredi 3 octobre 2014

Hi Fi Color for Comics



Mon attention a été attirée tout récemment sur ce livre "Hi Fi Color for Comics"  de Brian Miller.
Il s'agit d'un livre didactique sur la mise en couleur de BD sur Photoshop. Il existe en anglais. L'édition originale de 2008 est pour ainsi dire introuvable.
Une nouvelle édition mise à jour a été financée grâce au site participatif Kickstarter en mars/avril 2014.
Si vous êtes intéressé, comme moi qui ne connaissait pas ce produit, vous avez toujours la possibilité de vous mettre sur une liste d'attente et de bénéficier peut-être d'une édition après distribution...
Suivre le lien pour en savoir plus sur le site Master Digital color.

jeudi 2 octobre 2014

La Bonne Résolution...

La Bonne résolution dont il s'agit ici ne se traduit pas en dpi mais en méthode de travail ;-)
En  ce moment, je suis super en retard sur mon planning du Cassio 9.
Le problème est que je ne suis pas en retard sur le planning de sortie de l'album et ça me donne une certaine nonchalance qui ne m'aide pas à rester concentré sur les planches.
Quand je suis sous la pression des délais, je suis plus efficace finalement.
En feuilletant l'excellent (même si ça ne concerne que Photoshop) "The DC Comics Guide for digitally Drawing Comics" de Freddie E. Williams II, je suis tombé sur l'organisation de sa semaine de travail; En gros un jour pour les roughs, 2 jours pour les crayonnés/encrage de base et 2 jours pour finaliser les encrages. Ça a l'air pas mal. Bon , lui il fait six, sept pages par semaine... c'est du comics. Ne rêvons pas!
Ce qui me semble sympa avec cette méthode néanmoins c'est le délai hebdomadaire.

La Bonne résolution du titre de ce post, ce sera donc d'organiser dorénavant ma semaine comme ceci:
Deux jours de roughs et crayonnés.
Le reste de la semaine ( 3 ou 4 jours), les encrages.
L'idée étant donc de finir chaque fin de semaine les planches et passer à des nouvelles planches la semaine suivante.

Je suis sûr que plein de mes camarades dessinateurs ont trouvé depuis longtemps leur fonctionnement idéal ;-) Moi ce n'est pas encore ça. On va voir si ceci fonctionne mieux.


"The DC Comics Guide for digitally Drawing Comics" donne une méthode de travail assez poussée
sur Photoshop que j'aurais adoré utiliser si je n'étais pas passé du côté obscur avec Manga Studio ;-)
Il est clair que le gars connaît son affaire et c'est en plus un très bon dessinateur. Une lecture que je recommande. Ça donne quelques idées qui peuvent servir, indépendamment du logiciel utilisé.
Je ne rentrerai pas les détails, ce n'est pas le but du post... et puis je ferais exploser mon planning avant d'avoir commencé...

mardi 31 janvier 2012

Cassio... qui fait quoi?


Je n'apprendrais rien à personne en disant que Stephen Desberg fait le scénario et moi les dessins.
Habituellement, je reçois le scénario de l'album complet, cela s'entend: 46 pages découpées en autant de cases que nécessaire par page. Cela comprend la description des scènes, actions et les dialogues.
Je lis le scénario une fois, afin de... ben, de savoir ce que ça raconte, déjà... Ensuite je le relis une ou deux fois en plus afin de relever les possibles défauts, incohérences ou autres points qui me sembleraient ne pas être assez clairs.
Suite à cette lecture et à une bonne discussion, des corrections sont apportées au scénario, si cela s'avère nécessaire.
Je commence alors les découpages, peu détaillés, sur plusieurs planches afin de garder une dynamique de narration.
C'est une partie du travail qui peut être assez fatigante car il est nécessaire de travailler vite dans une sorte de frénésie créative en pensant uniquement à la narration et non au dessin.
La narration étant ici: un ensemble de cases qui, les unes à côté des autres, racontent une histoire cohérente et dynamique.
A ce stade, faire appel aux cadrages cinéma est bienvenu mais il faut SURTOUT éviter d'utiliser la narration cinéma: j'entends par-là: agencement de plans dits dynamiques propres au cinéma et qui compliquent la lecture BD, si mal employés. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire mais qu'il faut le faire en sachant ce qu'on fait et en respectant certaines règles. Je pourrais en parler plus longuement dans un autre article.
Quand je suis satisfait de la narration, j'affine et rajoute les détails et autres subtilités. A ce stade, j'ai une version de la page découpée en cases avec bulles et que je peux envoyer au scénariste (en PDF) pour avoir son avis.
Selon son avis, je corrige ce qui doit l'être et ensuite je passe à l'encrage.
La planche terminée, je l'exporte (souvent c'est un ensemble de planches) en PDF, basse résolution (taille 20% et sortie à 300 dpi). Ce pdf sert de dernière vérification auprès du scénariste et va aussi chez la correctrice texte pour repérer d'éventuelles fautes de frappe, belgicismes... ben oui...
Selon les avis, je corrige ce qui doit encore l'être côté dessin et je fais les éventuelles corrections texte.
Cela fait, j'exporte alors le fichier haute définition de la planche: niveaux de gris tiff 1200 dpi. Ce fichier est ensuite transformé de niveau de gris à bitmap et enregistré en tiff 1200 dpi avec compression LZW. Le fichier passe alors de 150 Mo à plus ou moins 2 Mo.
J'envoi alors ma planche à la Production qui se charge de la fournir au coloriste.

lundi 30 janvier 2012

Chez l'éditeur... qui fait quoi?

Je lis souvent des livres techniques, didactiques devrais-je dire, en anglais sur comment réaliser une BD (comics en l'occurrence). On y explique les techniques d'encrage, de crayonné, de lettrage... même comment cela fonctionne auprès des éditeurs. Et chez nous? comment ça marche finalement? Et qui fait quoi?
Voici donc une brève pour ceux qui ne savent pas comment ça marche.
Dans la plupart des maisons d'édition de bande dessinée (Belgique France, Suisse...) il y a un directeur éditorial, parfois plusieurs comme chez Dargaud ou Glénat. Le directeur éditorial est celui qui va signer un projet avec les auteurs. C'est lui qu'il faut convaincre qu'on lui propose la plus chouette histoire jamais contée.

Ensuite il y a des assistant(e)s éditoriaux qui accompagnent les différents projets. Ils réceptionnent les pages, font en sorte que les plannings soient respectés, le suivi avec le coloriste, la vérification des textes auprès d'une correctrice, la lecture des planches avant impression... la liste est longue. Une bonne assistante éditoriale est indispensable pour se sentir bien chez un éditeur. Je m'empresse de dire que je n'ai pas à me plaindre jusqu'à présent.

Un maillon important de la chaîne est enfin la Production. C'est chez eux qu'arrivent, après validation par l'éditorial, nos planches. Dans le cadre de planches papier, elles sont envoyées chez un photograveur pour faire les fichiers propres qui serviront à l'impression; il s'agit de fichiers noir et blanc (bitmap 1200 dpi au format tiff).
A la Production on vérifie et nettoie, si nécessaire, ces fichiers avant de les envoyer au coloriste. Tel quels, pour la mise en couleur numérique et sous forme de bleu de coloriage pour la mise en couleur traditionnelle (c'est de plus en plus rare). La Production récupère ensuite de la part du coloriste les fichiers numériques (CMJN 300 dpi tiff) dans le cas d'une mise en couleur à l'ordinateur, ou le bleu colorié dans le cas d'une mise en couleur traditionnelle.  Ce dernier sera envoyé au photograveur pour produire un fichier CMJN 300 dpi tiff le plus proche de l'original (même procédure pour une planche en couleur directe). Des épreuves des planches, nommées aussi cromalins sont réalisées pour vérifier le résultat imprimé. Ces épreuves servent de base lors de l'impression de l'album.
La Production se charge aussi du montage de l'album: trait, couleurs, textes, mais aussi couverture, notes de copyrigth, etc, dans un logiciel de type InDesign afin de produire un PDF de qualité qui sera envoyé à l'imprimeur.
Enfin, cerise sur le gâteau, lors de l'impression de l'album, la Production envoie une responsable chez l'imprimeur pour gérer au mieux l'impression de l'album aux côtés des auteurs.
Ceci est le schéma classique que je peux observer au jour d'aujourd'hui chez Dargaud Bénélux et Lombard.

Bientôt: Cassio... qui fait quoi?