jeudi 13 décembre 2012

Le coloriste n'est pas un auteur...

Je vois par-ci par-là des avis assez démagogiques sur l'importance du coloriste dans la création d'un album.
Certains voudraient que le nom du coloriste apparaisse sur la couverture, qu'il touche les mêmes droits que le scénariste, voire le dessinateur.
Je ne suis pas d'accord.
Je suis le premier à dire que la couleur a une grande importance dans un album de BD. Et Cassio peut en témoigner, il ne s'est jamais aussi bien porté que depuis qu'on a pris un meilleur coloriste que moi-même, ha, ha.
Sauf cas contraire, et ça existe (mais c'est rare), le coloriste n'intervient pas dans les discussions créatives qu'ont scénariste et dessinateur, il ne participe pas à la création de la BD en partant d'une feuille blanche et il n'a, la plupart du temps, aucune implication autre que la mise en couleur d'une œuvre déjà finie. Les couleurs peuvent être magnifiques, lumineuses, transcendantes, si vous voulez... mais ce ne sera jamais la même implication créative qui défini pour moi "L'AUTEUR".
Je suis volontiers partisan de donner 1% de droit d'auteur (sur les 10% ou 12% selon les séries) au coloriste pour le faire bénéficier du succès de la série... et c'est tout à fait normal. Il serait indécent d'en faire autrement.
MAIS, un coloriste N'EST PAS un auteur. Il n'est pas créateur d'une série.
Il faut comprendre que quand un scénariste et un dessinateur créent une série ou un album, l'histoire, les personnages, leur appartiennent. Ils cèdent juste les droits à un éditeur pour que celui-ci exploite l'œuvre. Rajouter à cela quelqu'un, aussi talentueux soit-il, qui n'a en rien participé à la création de ces personnages et de cette histoire est insensé, voire dangereux.
Imaginez, que vous n'êtes plus content des couleurs, si le coloriste est considéré comme "auteur", vous ne pouvez pas en changer. Un coloriste mécontent et ayant un statut d'auteur peut bloquer une série.
Il me semble plus logique que le scénariste (qui est souvent le créateur original de l'histoire) et le dessinateur (qui lui crée le visuel général, les personnages) aient ce POUVOIR.
Ma compagne est elle-même coloriste, je ne suis donc pas contre les coloriste; loin de là.
Enfin, compte tenu de ce que les auteurs (scénariste et dessinateur) sont payés, les prix des coloristes, à savoir 85 ou 90 Euros la page, c'est très bien. Je me souviens d'une époque pas si lointaine, les moins de vingt ans peuvent connaître,  où ils devaient s'estimer heureux de toucher 40 Euros.
Amis, amies coloristes, ne vous fâchez pas sur moi, je vous aime quand même.


mardi 23 octobre 2012

Intégrale "Le Dernier Livre de la Jungle".

Le 23 Novembre 2012 paraîtra l'intégrale du "Dernier Livre de la Jungle".
A l'origine, c'est une série en quatre tomes réalisée pour la collection Polyptyque aux éditions du Lombard et qui rajoute, en toute modestie, un "dernier livre" aux livres de la jungle (il y en a deux) de Rudyard Kipling.
Pour simplifier, on pourrait dire que les tomes 1 et 2 reprennent des histoires de Mowgli issues de l'œuvre originale tandis que les tomes 3 et 4 rajoutent le chapitre plus personnel de mon ami et scénariste Stephen Desberg, ce fameux "Dernier Livre" du titre.

Les albums ont eu en somme un très bon accueil presse, surtout à la parution des deux derniers tomes qui donnent tout son sens à cette recréation de l'univers de Kipling.
Ce sont des albums qui me sont chers; je les trouve émouvants.
Pour cette intégrale, nous avons mis les petits plats dans les grands... et le tout dans un très grand plat, ha, ha.
Dans cette édition, quoique l'histoire reste la même, visuellement parlant les albums seront très différents. Les 184 planches ont été retouchées pour corriger toutes les erreurs qui se glissent malgré nous dans le feu de la création.
Que ce soit au niveau des bulles, des cadres, du dessin ou des couleurs, tout a été revu afin que cette intégrale soit ce qu'une intégrale doit être: la version définitive d'une œuvre et non une compilation d'albums existants.
C'est un peu notre "Director's Cut"... Un dossier spécial avec des images et textes inédits faisant œuvre de Bonus.
Le prix de vente sera de 29 EUR et quelques cents... une très bonne nouvelle compte tenu que les tomes à l'unité sont aujourd'hui à 14, 45 EUR.









vendredi 24 août 2012

Cintiq... la question...

Dans mon post "Pourquoi une tablette Cintiq" Virginie de Ip-Paï m'a posé une question qui mérite un réponse plus visible.
Virginie: "Sinon en fouillant un peut j'ai lu que la Cintiq avait un petit problème à l'usage.L'épaisseur de la vitre de la tablette qui est entre l'écran LCD, induit un décalage entre la pointe du stylet et la position réelle du pointeur, à cause l'angle de vision de l'utilisateur qui n'est jamais aligné avec les 2 précédents points. Cette particularité rédibitoire rend la Cintiq inutilisable pour certains utilisateurs.Quel est ton point de vue sur cette particularité de la Cintiq ?"
Il  y a en effet un décalage entre la pointe du stylet et le point qui est sensé représenter l'endroit où le stylet touche réellement la surface. Ce décalage est dû à l'épaisseur de la vitre. MAIS ce n'est pas un problème ou une source de problème. Au moment de l'installation de la Cintiq, il faut étalonner la tablette pour éliminer ce décalage (erreur de parallaxe). Cela se règle dans le panneau de configuration de la tablette. On doit s'y prendre à plusieurs reprises.
Nous avons tous ce qu'on appelle un œil directeur. C'est en fonction de cet œil-là que l'étalonnage se fait. Pour savoir quel est votre œil directeur il suffit de pointer un endroit avec son pouce, les deux yeux ouverts. Si en fermant l'œil gauche (par exemple) le doigt n'a pas bougé du point, votre œil directeur est le droit. S'il a bougé, votre œil directeur est le gauche.
L'étalonnage d'une tablette reste donc quelque chose de personnel lié à la vue de chacun. Raison pour laquelle il peut être difficile de travailler sur la Cintiq d'un tiers. Et j'imagine que ça doit être un cauchemar si on n'a pas le même œil directeur.
Tester une tablette Cintiq dans un Salon d'exposition ou autre sera souvent décevant pour cette raison-là.
Cela s'apparente à encrer avec la plume d'un autre. Souvent les résultats sont calamiteux étant donné qu'une plume s'use selon un angle et une pression "personnels" et uniques à chacun.

S'il faut un peu de temps pour trouver le bon étalonnage, quand on l'a, il vaut mieux sauvegarder ses préférences de tablette pour pouvoir le réinstaller en cas de perte ou de réinstallation de la tablette. Surtout si on a passé des mois, voire des années, à travailler avec un étalonnage bien précis.


jeudi 16 août 2012

Red dead Redemption


Quel superbe jeu... Sur PS3 et XBOX 360. Magnifique.
N'ayant pas de PS3 à l'époque de sa sortie, en 2010, je l'avais complètement loupé. Grace à mon ami Jean-Luc, qui a eu la bonne idée de m'en parler, j'ai pu faire une loooooongue ballade dans ce western.